Les cabanes dans les bois, des mobil-homes au bord de l’eau : voilà tant d’idées d’hébergements qui donnent envie de rêver. De nombreux Français n’hésitent pas à s’offrir des week-ends spéciaux au sein de ces habitations légères de loisirs. Est-il toutefois possible de vivre au long terme dans ces logements ? Ces maisons alternatives répondent-elles à des réglementations différentes ?

Qu’est-ce qu’une HLL, habitation légère de loisirs ?

À l’instar de la majorité des constructions réalisées dans ce monde, les habitations légères de loisirs ne sont pas exemptes d’une définition ou d’un encadrement urbaniste. Il est même particulièrement facile d’illustrer clairement ce qu’est une HLL.

Concrètement, il s’agit d’une habitation temporaire et démontable. Temporaire, parce qu’elle n’est pas immobilisée sur un sol. Elle peut ainsi être défaite rapidement pour être déplacée sur un autre terrain. Elle se différencie donc radicalement des maisons en béton, par exemple. Les HLL, qui plus est, répondent à des critères de dimension et de localisation.

Il est toutefois primordial de bien distinguer les habitations légères de loisirs et les résidences mobiles de loisir. Dans l’idée, vous retrouverez bien évidemment les mêmes intentions. Des petites maisons, qui peuvent être déplacées, généralement utilisées lors des saisons ou sur des périodes d’hébergement courtes.

Les résidences mobiles, pourtant, désignent spécifiquement des véhicules utilisés comme habitation et qui conservent leur possibilité d’être déplacé par traction. Pensez donc aux camping-cars ou aux camionnettes aménagées. Une habitation légère de loisirs sera plutôt un chalet, une cabane ou encore un mobil-home.

Quelles lois encadrent les chalets et cabanes ?

Bien que les cabanes et autres habitations du même genre peuvent sembler vieilles comme le monde, leur régulation dans la loi française n’est que très récente. L’urbanisme, peu à peu, s’est frotté aux nouvelles demandes des résidents pour créer un ensemble de normes à respecter.

La popularité des tiny houses, par exemple, dans les dernières années, a renforcé cette nécessité de repenser la manière dont notre environnement pouvait être utilisé pour ces nouvelles constructions. Si elles sont soumises au droit commun des constructions, les habitations légères de loisirs répondent donc aussi à certaines normes spécifiques.

Elles suivent en effet l’article R. 111-31 du 5 janvier 2007 du Code de l’urbanisme. Par nature, il est primordial que les HLL demeurent absolument mobiles. Aucuns travaux de maçonnerie, par exemple, ne pourront être effectués pour cimenter l’habitation. Autrement, il faut qu’elle ait un permis de travaux. Par conséquent, ça ne sera plus une maison transportable.

Pour cela, il est également considéré qu’une HLL doit impérativement faire moins de 35 m2 de surface de plancher. Cela, si vous ne souhaitez pas devoir faire de demande de permis de construire. Si sa surface est supérieure, ou si le site d’installation répond à des critères particuliers, par exemple lieu classé, il faudra en prime faire une déclaration préalable.

Il y a, par conséquent, des lieux spécifiques où il est permis d’installer son HLL. Attention donc à ne pas verser dans de l’installation irrégulière ou de risquer des troubles de voisinage, qui vous placerait en porte-à-faux.

Quelles normes de confort pour son HLL ?

Maintenant au fait des réglementations qui encadrent ces HLL, vous souhaitez expérimenter cette vie dans une maison alternative ? Il existera différentes possibilités. D’abord de type de logements, mais aussi de lieux où s’installer. Selon la taille de son habitation et du lieu où vous vous situerez, il faudra veiller à se déclarer.

Afin de se faciliter les démarches, il est possible de s’orienter directement vers des terrains dédiés au montage de ces habitations légères de loisirs. Vous les trouverez dans des parcs de loisirs dédiés à la résidence ou même sur certains terrains de camping. Ces derniers disposent en effet d’un quota spécifique pour leur proposition. De manière générale, il faudra simplement s’assurer de disposer :

  • d’un chauffage en accord avec la surface qui doit être couverte, aussi peut-il être nécessaire d’être accompagné d’un spécialiste pour réaliser les calculs et conversions appropriés ;
  • d’une arrivée d’eau potable garantissant un accès depuis l’intérieur du chalet ou de la cabane facilité ;
  • d’une installation d’évacuation des eaux usées.

L’essentiel, finalement, est de pouvoir s’assurer un confort de vie et une hygiène quotidienne élémentaire. Ces habitations légères de loisirs répondent ainsi tout autant aux critères de base de ce qui constitue un logement sain.

Un chalet ou un mobil-home pour résidence principale ?

Dans la majorité des cas, les HLL répondront seulement à des besoins d’habitation secondaire. Ainsi, vous pourrez vous orienter vers ce choix de maison pour la saison ou pour un maximum de 6 mois. Dans quelques cas, il sera possible de demander un droit de résidence principale, soit pour une durée supérieure à 8 mois.

Des particularités administratives se présenteront si cette vie en chalet devient une vie de résidence principale. Dans ce cas-là, il faudra par exemple pouvoir attester de la viabilité de sa construction en dehors des réseaux publics. Pensez aussi, notamment, à bien assurer votre logement insolite. Alors, prêts à envisager des mois d’été ou d’hiver au sein de ces nouvelles habitations temporaires ?

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