Vous désirez construire ou rénover une structure à base de béton ? Ne négligez pas la question du temps de séchage au moment de vous mettre à l’ouvrage !

Tout connaître du béton

Qu’il s’agisse de la composition, du séchage ou du dosage, de nombreux aspects sont à prendre en compte dans l’utilisation du béton. Le ciment doit être frais et sec pour être employé, tout comme les granulats doivent être de taille adaptée pour la structure en béton concernée. Un béton n’a pas les mêmes propriétés qu’il soit liquide ou solide. Soyez donc conscient de l’utilisation de vos matériaux de construction avant de commencer à lancer votre béton et de le couler.

Séchage du béton

Concrètement, le béton ne sèche pas : on dit qu’il « prend ». Parler de séchage est en fait faux, même si l’expression est commune, et induit en erreur, puisqu’il faut considérer le processus comme la « prise du béton ». Mais partons du principe que ces deux termes évoquent la même chose. L’important est l’aspect pratique.

À quoi sert la prise ? Il s’agit ni plus ni moins de l’étape cruciale pour assurer la résistance et la durabilité de son béton. Sans ces deux qualités, les fissures ne tarderont pas à surgir dans le futur – plus ou moins proche en fonction de la façon dont on s’y est pris. Il est donc essentiel de veiller à un bon séchage !

Combien de temps pour obtenir un béton sec ?

D’ores et déjà, il faut distinguer deux aspects du béton : la prise et la résistance. La première s’accomplit en l’espace de quelques heures (selon les conditions initiales), tandis que la seconde va progressivement augmenter jusqu’à atteindre son degré de résistance finale. Le délai est alors d’environ 28 jours ! Pourquoi si longtemps ?

N’oubliez pas, le béton est un matériau de construction qui durcit au fil des ans. Il suffit de trois jours pour qu’il devienne très résistant, mais, à l’intérieur, ce sont de longs processus de chimie qui s’opèrent. La poudre de ciment va lentement s’hydrater, pomper l’eau, puis sécher. En fonction des quantités employées, tout cela peut s’étaler sur plus d’un mois. La patience est donc de mise.

Comment calculer avec précision le temps de séchage du béton

De nombreux éléments peuvent influencer l’étape de séchage de votre béton. On pensera notamment aux conditions météorologiques (bétonner sous la pluie ou le soleil change la donne), à la qualité générale du béton (les proportions d’eau et de granulats ont un rôle important) ou encore à l’ajout d’adjuvants… Tous ces aspects ont le pouvoir de booster ou de ralentir la prise.

Certains aiment cependant calculer avec exactitude quelle sera la résistance de leur béton. Pour ajuster le planning d’un chantier, ça peut se révéler particulièrement utile. Une règle simple existe.

La règle de calcul BAEL 91

Avec de la mémoire, il devient très facile de déterminer quel va être le degré de séchage du béton à l’aide de cette table numérique.

  • Au bout de 2 jours : 30 % du séchage final
  • Au bout de 7 jours : 70 % du séchage final
  • Au bout de 14 jours : 85 % du séchage final
  • Au bout de 21 jours : 90 % du séchage final
  • Au bout de 28 jours : 95 % du séchage final

On rejoint ainsi ce qui a été dit plus haut, comme quoi le béton atteint sa résistance finale dans un délai d’un mois. Au passage, il est bon de savoir que la norme NF EN 206-1 définit également les temps de séchage du béton.

Qu’est-ce que le séchage du béton change

Certains éléments de construction nécessitent que le béton ait pris correctement avant de poursuivre les travaux. Une dalle, parce qu’elle va soutenir un poids conséquent par la suite, a tout intérêt à avoir atteint son degré maximal de résistance. Certains artisans partent du principe qu’il faut patienter les 28 jours avant de relancer le chantier, mais d’autres considèrent la prise assez rapide pour continuer dans un bref délai.

Dans les deux cas, il est important de jeter un œil attentif à la qualité des bétons à l’aide de tests, dits « tests de compression ». Un test à 7 jours, puis un second à 28 jours de séchage suffisent à s’assurer que tout va bien.

Pour les plus pressés, il est possible de compléter son béton frais avec des adjuvants capables de modifier le temps de séchage en jouant sur la vitesse de prise. On peut donc soit l’accélérer, soit le retarder, en fonction des besoins du chantier en cours. Comme pour le ciment, on doit alors respecter les doses adaptées à l’objectif.

Enfin, dernier rappel pour les maçons du dimanche : dans des conditions normales, vous disposez d’un délai de deux heures pour utiliser votre béton et l’humidifier. Sinon, le séchage débutera naturellement et mettre en place votre projet deviendra plus complexe. Partez du principe que vous avez le temps, mais qu’il faut l’employer à bon escient !

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