Logement social en Alsace, une rénovation basse consommation en pointe

Le marché des logements sociaux en Alsace

Les logements sociaux en Alsace sont des logements qui sont à la pointe de la rénovation basse consommation. En effet, l’an dernier, ce n’est pas moins de deux tiers du parc HLM alsacien qui a été rénové au niveau BBC, niveau qui caractérise un bâtiment basse consommation. Cette proportion a même doublé dans l’année.

De bons points pour la région de l’Alsace

La performance énergétique n’est pas un vain mot pour les alsaciens. Dans le domaine de la rénovation, celle-ci fait figure de priorité. En 2016, plus de 66% des réhabilitations thermiques ont ainsi atteint l’ultime niveau en matière de gestion d’énergie d’un bâtiment (le niveau BBC équivaut à une dépense énergétique ou une consommation de 104 Kwh/m²/an). En 2015, ce même niveau n’était atteint que par seulement 34 % des logements sociaux alsaciens. C’est en tous les cas ce qu’a affirmé Areal, à l’occasion de son bilan annuel (Areal est une association régionale des organismes HLM d’Alsace).

Le résultat d’une longue coordination

Ces chiffres reluisant ne sont pas le fruit du hasard. D’après Denis Rambaud, le président d’Areal, ils sont le résultat d’une longue coordination entre différents financeurs qui « tirent vers le haut ». Bien sûr, sans une démarche collective régionale, cela n’aurait pu être possible. Une démarche qui s’est matérialisée depuis trois ans par une prime aux projets dans le cadre d’une convention entre bailleurs, collectivités délégataires des aides à la pierre et la Caisse des dépôts. C’est ainsi que les logements qui dénotent d’un gain de 80 Kwh/m²/an et consomment moins de 150 Kwh/m²/an, atteignant alors l’étiquette énergétique C, peuvent profiter de subventions des collectivités, subventions qui se sont ajoutées à l’éco-prêt logement social de la Caisse des dépôts.

Baisse des charges pour les personnes en difficulté

La paupérisation est de plus en plus élevée en France. L’Alsace est bien évidemment également touchée par ce phénomène. Dans cette région, environ 60% des résidents déclarent des ressources inférieures à 60 % du PLUS (le prêt locatif à usage social). Ce chiffre monte même à 73 % pour les nouvelles demandes d’attribution, selon l’association HLM régionale. La demande de logement social est d’ailleurs en augmentation d’une manière générale. C’est pourquoi ce type de mesure est essentielle pour contribuer à aider les personnes en difficulté financière. Ces dernières peuvent ainsi profiter de baisses de charge liées à la consommation de leur habitat.

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